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Aujourd'hui partagé entre Français et Belges, l'ancien fief des ducs de Bourgogne, à la fois industriel et rural, étale, des reliefs de l'Artois aux plateaux du Hainaut et du Cambrésis, ses plaines au sol lourd, ses molles collines et ses terrils sous un ciel immense, souvent gris.
Le plat pays flamand, dont la côte basse fut en partie conquise sur la mer et aménagée en polders, se partage entre des paysages humides et verts, et le décor usinier du bassin houiller et d'une région industrielle surtout voué au textile.

 

Des villes à beffroi

Capitale de la Flandre française, Lille a débordé depuis longtemps les remparts de brique qui la délimitaient jadis. L'active ville natale du général de Gaulle, encore riche d'édifices des XVIIe et XIIIe siècles, forme une énorme métropole industrielle avec Roubaix, Tourcoing et des communes groupées en une vaste communauté urbaine.

Animée, assez noctambule, rajeunie par son université, la cité du p'tit Quinquin est particulièrement vivante du côté de l'hétéroclite Grand-Place Photo pour stéréotype, vers 1900. Archives famille MINET ©2018 ou place du Général-de-Gaulle, de l'ancienne Bourse baroque et de l'«alignement du Beau Regard», composé de vénérables demeures du xvn" siècle.
Lille était privée de tour communale depuis le milieu du siècle dernier, anomalie choquante en ce pays de beffrois : les années 1930 lui offrirent un gratte-ciel-beffroi en brique et béton, géant de 105 m d'où l'on découvre un immense panorama.


 Le musée des Beaux-Arts — un des plus riches de France — possède d'importantes collections de primitifs et de toiles des écoles flamande, hollandaise et Française.
La zone des mines et des corons, où l'exploitation du charbon s'est éteinte, a été surnommée «pays noir». Ses austères et répétitives agglomérations de briques sombres sont bien différentes des villages ruraux, dont les demeures confortables se détournent de la rue, et des grandes fermes se donnant parfois l'air de maisons fortes.
La Flandre (ou les Flandres) déconcerte les Méridionaux, mais elle est moins monotone et surtout plus accueillante qu'on ne l'imagine : les Flamands réalistes dissimulent un fond chaleureux sous leur apparente froideur, gardent le sens de la fête et restent fidèles à leurs joyeuses kermesses.
Texte de Jacques Louis DELPAL extrait de «Beauté du Monde» 'la France' editions Larousse 1979